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J'en peux plus de ce club......
Vers 9 h 50, ce mardi matin, Stéphane Richard est descendu de son moto-taxi devant le siège de la LFP, au 34 boulevard de Courcelles, dans le XVIIe arrondissement de Paris. En costume, il a pris son sac de sport et sa mallette, il a adressé un sourire au photographe de L'Équipe et est entré dans le bâtiment. À l'intérieur, les visages des membres de la DNCG étaient plus fermés.
Le gendarme financier du foot français avait fixé l'audition de l'OM à 9 h 30, et il n'est pas habitué à voir des dirigeants de club arriver en retard à un tel rendez-vous. Il n'a pas compris, non plus, cette maigre délégation pour un événement aussi important : là où l'OL est arrivé avec une demi-douzaine de juristes et de commissaires aux comptes, par exemple, Richard est venu seul, sans autre membre du directoire. Le président intérimaire (et ex-directeur financier), Alban Juster, est, lui, intervenu en visioconférence. Toute l'actualité de l'OM
Le relâchement de l'ancien PDG d'Orange avait séduit lors de sa conférence de présentation à la presse, le 10 avril au Vélodrome, au coeur d'une saison marseillaise riche en tensions. Mais la DNCG a eu l'impression de le voir arriver la fleur au fusil, sur la forme comme sur le fond, et plutôt que d'aller vers les sanctions attendues (encadrement de la masse salariale, limitation du nombre de transferts), elle a décidé d'un « sursis à statuer dans l'attente d'éléments complémentaires demandés au club ». À 11 h 05, Stéphane Richard est reparti à pied. Il prendra ses fonctions à l'OM le 3 juillet, officiellement, mais la charge se révèle déjà intense. Certains dirigeants de l'OM espéraient une exclusion européenne de l'OL
Un rappel à l'ordre, une invitation à revenir dans quelques jours avec un dossier plus carré, un budget mieux structuré et réaliste, voilà pour les exigences de la DNCG. Déjà, après la fin du Championnat, elle avait été étonnée par des projections de certains dirigeants de l'OM, lors de discussions informelles : ces derniers évoquaient la possibilité d'une exclusion de l'OL des Coupes d'Europe par l'UEFA en 2026-2027, et la possibilité pour Marseille de se diriger vers la Ligue des champions, avec le budget attenant. De l'irrationnel, ou du déni, au choix. C'est bien l'OM qui a failli se faire sortir des compétitions européennes en ce mois de juin.
Ce mardi, lors de cette audition ratée, le principal atout marseillais a été un absent, Frank McCourt. Le sérieux du Bostonien, montré auprès de l'instance depuis une décennie, a empêché un recadrage plus prononcé que ce « sursis à statuer ». Le propriétaire de l'OM est aussi à un carrefour de son aventure en Provence.
Il en a assez de remettre au pot, d'être garant d'une gestion dispendieuse. Comme en janvier dernier, il veut des ventes et des plus-values. Et l'OM a promis à la DNCG des ventes, trois rapidement, puis d'autres en janvier 2027 et aussi en juin 2027, et ainsi de suite. Pablo Longoria était le roi de ces promesses et de ces offres salvatrices à venir. Il n'est plus là, et la DNCG, qui s'était jusque-là toujours laissée convaincre, ne se nourrit plus de ces illusions comptables, qui ont aussi fini par lasser McCourt. Pas de résiliation de contrat pour Aubameyang ou Kondogbia
L'instance aimerait savoir où va exactement l'OM. Et les hommes de l'actionnaire devront être convaincants. Richard, que nous avons contacté mardi et qui n'a pas donné suite, et Juster sur « les éléments complémentaires ». Gregory Lorenzi sur le marché des transferts. Le nouveau directeur sportif a écopé d'un effectif pléthorique avec les retours de prêt. L'effectif marseillais pourrait être chamboulé cet été pour permettre à l'OM de rentrer dans ses frais.
L'OM obligé de vendre : quels joueurs peuvent lui rapporter gros cet été ?
Une douzaine de sorties sont travaillées sur le marché - elles n'auront pas toutes lieu, mais il faut ouvrir le champ des possibilités, et même Facundo Medina, qui appartiendra à l'OM au soir du 30 juin (achat de 18 M€ après un prêt de 2 M€), ne sera pas retenu en cas de belle offre. Nayef Aguerd a une clause à 15 M€ cet été, assortie de conditions drastiques qui la rendent quasiment caduque, et les rumeurs commencent à bruisser autour de lui.
Pour les anciens, et gros salaires, tels Pierre-Emerick Aubameyang ou Geoffrey Kondogbia, McCourt ne veut pas entendre parler de résiliations de contrat. Il faudra des petites indemnités de transfert. Bref, les chantiers pullulent, et Lorenzi peut au moins compter sur l'appui de son prédécesseur, Medhi Benatia, qui lui met son réseau à disposition en cette période complexe, sur demande du propriétaire états-unien.
_________________ Allez tous vous faire encadrer.
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